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En 1977, l'interview télévisée de l'ancien Président Richard Nixon menée par David Frost a battu le record d'audience de toute l'histoire du petit écran américain pour un magazine d'actualités. Plus de 45 millions de personnes ont assisté à un fascinant affrontement verbal au fil de quatre soirées. Un duel entre deux hommes ayant tout à prouver, et dont un seul pouvait sortir vainqueur. Leur affrontement a révolutionné l'art de l'interview-confession, a changé le visage de la politique et a poussé l'ancien Président à faire un aveu qui a stupéfié le monde entier... à commencer sans doute par lui-même.
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RON HOWARD
Réalisateur et producteur
Acteur à ses débuts, puis réalisateur et producteur, Ron Howard a touché avec succès à tous les genres, passant de films dramatiques comme UN HOMME D'EXCEPTION ou APOLLO 13 à la comédie comme avec PORTRAIT CRACHÉ D'UNE FAMILLE MODÈLE ou SPLASH, sans oublier le film d'action ou le film fantastique. Il a dernièrement réalisé l'adaptation du best-seller de Dan Brown DA VINCI CODE. Il travaille à présent sur l'adaptation d'un autre roman de Dan Brown, ANGES ET DÉMONS, et vient de produire L'ÉCHANGE, réalisé par Clint Eastwood.
Il a précédemment produit et réalisé DE L'OMBRE À LA LUMIÈRE, avec Russell Crowe, qui a été cité à trois Oscars. Il avait déjà dirigé Russell Crowe dans UN HOMME D'EXCEPTION, pour lequel il a remporté l'Oscar du meilleur réalisateur.
Né en 1954, Ron Howard débute comme comédien. À cinq ans, il joue dans des dramatiques télé telles que «Black December» ou «Barnaby and Mr. O'Malley». Un an plus tard, il est une des figures familières de la série d'Andy Griffith - il tiendra le rôle d'Opie pendant huit ans. Il fait parallèlement ses premiers pas au cinéma. Après LE VOYAGE d'Anatole Litvak, il tourne THE MUSIC MAN de Morton Da Costa, puis IL FAUT MARIER PAPA de Vincente Minnelli, dans lequel il incarne le fils de Glenn Ford.
Ron Howard revient à la télévision pour jouer dans la série «Ah ! Quelle famille», aux côtés d'Henry Fonda, en 1969. Adolescent, il débute la série qui fera sa gloire, «Happy Days/Les Jours Heureux», qui connaît un succès égal durant les sept années de sa diffusion.
En 1973, il joue dans AMERICAN GRAFFITI de George Lucas. Cité au Golden Globe du meilleur second rôle en 1977 pour le film de Don Siegel LE DERNIER DES GÉANTS, il commence à réaliser de petits films en amateur. Ses courts métrages lui permettent d'entrer à l'University of Southern California. Ses études achevées, il réalise en 1977 son premier long métrage, LÂCHEZ LES BOLIDES, pour les productions Roger Corman.
Il se lance dans la production cinéma aux côtés de Brian Grazer avec son deuxième long métrage, LES CROQUE-MORTS EN FOLIE, puis avec SPLASH. Avec COCOON, il est cité au titre de meilleur réalisateur par la Directors Guild of America. Il enchaîne avec GUNG HO puis un conte fantastique, WILLOW. Après BACKDRAFT, spectaculaire film d'aventures avec Robert De Niro, Kurt Russell et William Baldwin, il réalise un western, HORIZONS LOINTAINS, avec Tom Cruise et Nicole Kidman. En 1993, il signe une comédie dramatique, LE JOURNAL. Depuis APOLLO 13, il a réalisé LA RANÇON, avec Mel Gibson, Rene Russo, Gary Sinise, EN DIRECT SUR ED TV et LE GRINCH, avec Jim Carrey. Il a ensuite produit et réalisé LES DISPARUES, dans lequel il dirigeait Cate Blanchett et Tommy Lee Jones.
Ron Howard et son partenaire Brian Grazer, ont cofondé Imagine Entertainment en 1986 pour produire des films de façon indépendante.
Ron Howard a par ailleurs été le producteur exécutif de plusieurs émissions télévisées, dont la mini-série «De la Terre à la Lune», et la série lauréate de l'Emmy Award de la meilleure série de comédie, «Arrested Development».
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MICHAEL SHEEN
Michael Sheen s'est imposé comme l'un des fleurons de la nouvelle génération d'acteurs britanniques aussi bien à l'écran que sur scène. Il a été nommé au BAFTA Award du meilleur second rôle pour son portrait du Premier Ministre britannique Tony Blair dans le film de Stephen Frears THE QUEEN et deux fois à celui du meilleur acteur pour les comédies télévisées «Kenneth Williams : Fantabulosa !» et «Dirty Filthy Love». THE QUEEN lui a aussi valu le Los Angeles Film Critics Award du meilleur second rôle. Ce film marquait la troisième collaboration de Michael Sheen avec Stephen Frears : il avait déjà interprété le Premier Ministre dans le téléfilm de Frears «Le Deal» en 2003 et avait tenu l'un de ses premiers rôles au cinéma en 1996 dans MARY REILLY, où il jouait le valet du Dr. Jekyll.
Né au Pays de Galles, Michael Sheen a grandi à Port Talbot. Formé à la Royal Academy of Dramatic Art à Londres, il est encore étudiant lorsqu'il décroche un rôle principal face à Vanessa Redgrave en 1991 dans «When She Danced», sa première pièce dans le West End.
Par la suite, il est nommé à l'Olivier Award pour son portrait de Mozart dans la reprise d'«Amadeus» par Peter Hall, et ses prestations dans «Look Back in Anger» et «Caligula», pour laquelle il remporte un London Critics Circle Award. En 1999, il fait ses débuts à Broadway en reprenant le rôle-titre d'«Amadeus».
Plus récemment, il a été nommé au Distinguished Performance Award par la Drama League pour son interprétation du rôle de David Frost dans la pièce de Peter Morgan, «Frost/Nixon», à Broadway. Il avait joué cette pièce auparavant à Londres, où il avait alors été nommé à l'Olivier Award du meilleur comédien ainsi qu'à l'Evening Standard Award.
Michael Sheen a fait ses débuts au cinéma en 1995 dans OTHELLO d'Oliver Parker. Après MARY REILLY, il est l'interprète de WILDE de Brian Gilbert, FRÈRES DU DÉSERT de Shekhar Kapur, BRIGHT YOUNG THING de Stephen Fry, UNDERWORLD de Len Wiseman, PRISONNIERS DU TEMPS de Richard Donner, UNE AFFAIRE DE CŒUR de Peter Howitt. On le retrouve en 2005 dans le rôle du prêtre de KINGDOM OF HEAVEN de Ridley Scott, puis dans THE LEAGUE OF GENTLEMEN'S APOCALYPSE de Steve Bendelack, et UNDERWORLD : EVOLUTION de Len Wiseman.
Après THE QUEEN, il joue dans BLOOD DIAMOND d'Edward Zwick, avec Leonardo DiCaprio et Djimon Hounsou, et dans MUSIC WITHIN de Steven Sawalich. Il tournera prochainement THE DAMNED UNITED sous la direction de Tom Hooper, sur un scénario de Peter Morgan d'après le roman de David Pearce.
FRANK LANGELLA
Lauréat du Tony Award à trois reprises, Frank Langella figure parmi les plus grands comédiens du théâtre américain. S'il est devenu un grand nom du cinéma dans les années 70, le théâtre est toujours resté sa passion.
Frank Langella est né à Bayonne, dans le New Jersey. Après ses études à la Syracuse University, il entre à la Lincoln Center Repertory Company, dont il est l'un des premiers membres. Il passe la plus grande partie des dix années suivantes sur scène. Il remporte trois Obie pour ses interprétations dans «The Old Glory : Benito Cereno» du poète et dramaturge Robert Lowell en 1965, «Good Day» et «Le Démon blanc» de John Webster. Parmi ses principales pièces off-Broadway figurent également «Cyrano» d'Edmond Rostand, «Après la chute» d'Arthur Miller et «La Tempête» de Shakespeare.
Frank Langella remporte un Tony Award, un Drama Desk Award et le Los Angeles Drama Critics Award pour sa prestation dans la pièce d'Edward Albee «Seascape», qui marque ses débuts à Broadway. Il a reçu un autre Drama Desk pour «A Cry of Players» au Lincoln Center et un deuxième Tony pour «Fortune's Fool» de Tourgueniev, et un troisième en 2007 pour son interprétation du Président Richard Nixon dans la production à New York de «Frost/Nixon».
Il a mis en scène sa première pièce à Broadway en 1980, «Passione», d'Albert Innaurato.
Frank Langella tient ses premiers rôles au cinéma en 1970 dans JOURNAL INTIME D'UNE FEMME MARIÉE de Frank Perry pour lequel il est nommé au Golden Globe et au National Board of Review du meilleur second rôle, et LE MYSTÈRE DES DOUZE CHAISES de Mel Brooks. On le voit ensuite dans LA COLÈRE DE DIEU de Ralph Nelson, DRACULA de John Badham, dont il tient le rôle-titre, SPHINX de Franklin Schaffner, THOSE LIPS, THOSE EYES de Michael Pressman, ET DIEU CRÉA LA FEMME de Roger Vadim, THE MEN'S CLUB de Peter Medak, TRUE IDENTITY de Charles Lane, 1492 de Ridley Scott.
Il joue par la suite dans PRÉSIDENT D'UN JOUR d'Ivan Reitman, avec Kevin Kline et Sigourney Weaver, BODY d'Uli Edel, JUNIOR d'Ivan Reitman, aux côtés d'Arnold Schwarzenegger, L'ÎLE AUX PIRATES de Renny Harlin, LOLITA d'Adrian Lyne, LA NEUVIÈME PORTE de Roman Polanski, STARDOM de Denys Arcand.
On le retrouve dans SWEET NOVEMBER de Pat O'Connor, et LE PRINCE DE GREENWICH VILLAGE de et avec David Duchovny. Depuis, il a incarné William Paley dans GOOD NIGHT, AND GOOD LUCK de George Clooney et Perry White, le rédacteur en chef du Daily Planet, dans SUPERMAN RETURNS de Bryan Singer. On le retrouvera dans THE BOX de Richard Kelly, avec Cameron Diaz.
KEVIN BACON
À 17 ans, Kevin Bacon quitte Philadelphie, sa ville natale, pour le Circle in the Square Theatre de New York, dont il sera le plus jeune membre. Il débute au cinéma en 1978 dans le rôle de Chip dans AMERICAN COLLEGE de John Landis. Il enchaîne avec le personnage de Fenwick dans DINER de Barry Levinson, puis le danseur rebelle de FOOTLOOSE d'Herbert Ross. Il monte sur les planches de Broadway pour la première fois en 1983 aux côtés de Sean Penn dans «Slab Boys» et se produit régulièrement au théâtre depuis.
C'est avec son personnage de procureur militaire dans DES HOMMES D'HONNEUR de Rob Reiner que Kevin Bacon confirme son statut d'acteur de premier plan. Il joue alors dans des films comme LA RIVIÈRE SAUVAGE de Curtis Hanson, LA LOI CRIMINELLE de Martin Campbell, JFK d'Oliver Stone et THE BIG PICTURE de Christopher Guest.
Il est ensuite l'interprète de SLEEPERS de Barry Levinson et d'APOLLO 13 de Ron Howard. Pour le rôle d'Henri Young dans MEURTRE À ALCATRAZ de Marc Rocco, il est élu meilleur acteur par la Broadcast Critics Association et cité comme meilleur acteur dans un second rôle par la Screen Actors Guild et le London Film Critics Circle.
Kevin Bacon partage avec Jennifer Aniston et Jay Mohr la vedette de la comédie romantique TRAIT POUR TRAIT de Glenn Gordon Caron. Il joue également dans TELLING LIES IN AMERICA de Guy Ferland, DIGGING TO CHINA, premier long métrage de Timothy Hutton, et SEX CRIMES de John McNaughton, dont il était aussi le producteur exécutif.
Kevin Bacon est par la suite la vedette du thriller psychologique HYPNOSE de David Koepp, puis il tient le rôle-titre de L'HOMME SANS OMBRE de Paul Verhoeven. On le retrouve dans MYSTIC RIVER de Clint Eastwood, LA VÉRITE NUE d'Atom Egoyan et THE WOODSMAN de Nicole Kassell, salué aux festivals de Sundance et de Cannes. On l'a vu dernièrement dans DEATH SENTENCE de James Wan, dans lequel il avait pour partenaires Garrett Hedlund et Kelly Preston.
Kevin Bacon a réalisé son premier film, «Losing Chase», en 1996, pour Showtime. Il a réalisé son second long métrage en 2005, LOVERBOY, dont il est aussi interprète et producteur. Tiré du roman de Victoria Redel, le film est interprété par Matt Dillon, Marisa Tomei et Oliver Platt.
REBECCA HALL
Rebecca Hall était très récemment à l'affiche de VICKY CRISTINA BARCELONA de Woody Allen, avec Penélope Cruz, Javier Bardem et Patricia Clarkson.
L'année dernière, elle a joué avec Christian Bale, Michael Caine et Hugh Jackman dans LE PRESTIGE de Christopher Nolan.
Tout en étudiant l'anglais à Cambridge, Rebecca Hall a joué Miranda dans «La Tempête», Martha dans «Qui a peur de Virginia Woolf ?» d'Edward Albee, et a mis en scène des productions de «Cuckoo» de Giuseppe Manfredi et de «The Real Inspector Hound» de Tom Stoppard.
Rebecca Hall a été plébiscitée pour son interprétation de Rosalind dans la production par Peter Hall de «Comme il vous plaira» de William Shakespeare, dont les premières représentations ont eu lieu au Theatre Royal Bath en 2003 et se sont poursuivies en tournée internationale.
À l'été 2003, elle a été Barbara dans «Fight for Barbara» de D.H. Lawrence, sous la direction de Thea Sharrock, au Theatre Royal Bath.
En 2004, Rebecca Hall a été la vedette de trois productions du Theatre Royal Bath : «Galileo's Daughter» de Timberlake Wertenbaker, mise en scène par Peter Hall, dont elle tenait le rôle-titre, «Don Juan» de Molière, mise en scène par Thea Sharrock et «Man and Superman», dirigée par Peter Hall.
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MATTHEW MACFADYEN
Matthew Macfadyen était récemment à l'affiche de la comédie noire JOYEUSES FUNÉRAILLES, réalisée par Frank Oz, avec Rupert Graves. Il a récemment tourné INCENDIARY de Sharon Maguire, avec Michelle Williams et Ewan McGregor.
En 2005, il a été plébiscité pour le rôle de Mr. Darcy dans ORGUEIL & PRÉJUGÉS de Joe Wright, avec Keira Knightley, Brenda Blethyn et Donald Sutherland. La même année, il a été nommé au British Independent Film Award pour IN MY FATHER'S DEN de Brad McGann.
Parmi ses autres films figurent MIDDLETOWN de Brian Kirk, THE RECKONING de Paul McGuigan, ENIGMA de Michael Apted, avec Kate Winslet et Tom Hollander, et MAYBE BABY OU COMMENT LES ANGLAIS SE REPRODUISENT de Ben Elton.
Matthew Macfadyen est bien connu des téléspectateurs britanniques pour avoir incarné Tom dans la deuxième saison de «MI-5», aux côtés de David Oyelowo.
SAM ROCKWELL
Acteur reconnu pour son travail dans le cinéma indépendant, Sam Rockwell a aussi joué dans plusieurs films plus grand public. Il était très récemment l'interprète de L'ASSASSINAT DE JESSE JAMES PAR LE LÂCHE ROBERT FORD d'Andrew Dominik, avec Brad Pitt et Casey Affleck, et de SNOW ANGELS de David Gordon Green, avec Kate Beckinsale. On le retrouvera dans la comédie CHOKE de Clark Gregg, avec Anjelica Huston.
Sam Rockwell, dont les parents étaient tous deux comédiens, s'est produit pour la première fois sur scène avec sa mère à l'âge de 10 ans. En 1988, il faisait ses débuts au cinéma dans CLOWNHOUSE de Victor Salva. Suivent des films comme DERNIÈRE SORTIE POUR BROOKLYN d'Uli Edel, en 1989, et IN THE SOUP en 1992, le premier de ses trois films avec le réalisateur Alexandre Rockwell. Il tourne ensuite THE SEARCH FOR ONE-EYE JIMMY de Sam Henry Kass, avec John Turturro et Samuel L. Jackson, DRUNKS de Peter Cohen mais sa carrière ne décolle vraiment qu'en 1996 avec BOX OF MOONLIGHT de Tom DiCillo.
En 1998, il passe du cinéma indépendant aux productions de studios en jouant dans le film de Woody Allen CELEBRITY et dans LE SONGE D'UNE NUIT D'ÉTÉ de Michael Hoffman. L'année suivante, il est salué pour son portrait de Wild Bill Wharton, le prisonnier incontrôlable du film de Frank Darabont LA LIGNE VERTE, d'après le roman de Stephen King.
En 2000, il est Eric Knox, le cerveau diabolique de CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES de McG, avec Drew Barrymore, Cameron Diaz et Lucy Liu.
Sam Rockwell a remporté le Prix d'interprétation du Festival de Berlin en 2002 pour son portrait de Chuck Barris dans le film de George Clooney CONFESSIONS D'UN HOMME DANGEREUX. Il a ensuite été le partenaire de Nicolas Cage dans LES ASSOCIÉS de Ridley Scott.
Il a joué depuis dans H2G2 : LE GUIDE DU VOYAGEUR GALACTIQUE de Garth Jennings, avec Mos Def, Zooey Deschanel et Martin Freeman.
OLIVER PLATT
Oliver Platt a joué dans plus d'une quarantaine de films. Parmi les plus anciens figurent VEUVE MAIS PAS TROP de Jonathan Demme, WORKING GIRL et BONS BAISERS D'HOLLYWOOD de Mike Nichols, L'EXPÉRIENCE INTERDITE et LE DROIT DE TUER ? de Joel Schumacher, PROPOSITION INDÉCENTE de Adrian Lyne, LES TROIS MOUSQUETAIRES de Stephen Herek.
Oliver Platt a été très remarqué en 1995 pour son interprétation du fils de Jerry Lewis dans FUNNY BONES, LES DRÔLES DE BLACKPOOL de Peter Chelsom.
On le retrouve dans BULWORTH de Warren Beatty, LES IMPOSTEURS de Stanley Tucci, DOCTEUR DOLITTLE de Betty Thomas, L'HOMME BICENTENAIRE de Ron Howard. Plus récemment, il a joué dans PAS UN MOT de Gary Fleder, PIECES OF APRIL de Peter Hedges, DR KINSEY de Bill Condon, LOVERBOY de Kevin Bacon, FAUX AMIS de Harold Ramis, CASANOVA de Lasse Hallström.
TOBY JONES
Acteur britannique, Toby Jones s'est formé à l'Ecole Internationale de Théâtre Jacques Lecoq à Paris. Il a une longue expérience de la scène, notamment avec le National Theatre, où il s'est produit dernièrement en 2004 dans «Mesure pour mesure» de William Shakespeare, dans une mise en scène de Simon McBurney.
Au cinéma, Toby Jones a été l'interprète de films comme MADAME HENDERSON PRÉSENTE de Stephen Frears, LES DAMES DE CORNOUAILLES de Charles Dance, NEVERLAND de Marc Forster, À TOUT JAMAIS, UNE HISTOIRE DE CENDRILLON d'Andy Tennant et il a prêté sa voix au personnage de Dobby dans HARRY POTTER ET LA CHAMBRE DES SECRETS de Chris Columbus.
En 2005, il a incarné Truman Capote dans le film de Doug McGrath SCANDALEUSEMENT CÉLÈBRE et fin 2005, il a incarné Robert Cecil dans «Elizabeth I», avec Helen Mirren et Jeremy Irons.
Il a depuis campé le duc de Clarence dans le film de Michael Apted AMAZING GRACE et a incarné le peintre William Hogarth dans le téléfilm «A Harlot's Progress».
Il a joué dernièrement dans LA RONDE DE NUIT, écrit et réalisé par Peter Greenaway, THE MIST de Frank Darabont, ST TRINIAN'S d'Oliver Parker et Barnaby Thompson et il a incarné Karl Rove dans W. L'IMPROBABLE PRÉSIDENT d'Oliver Stone.
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NOTES DE PRODUCTION
Un ancien Président en disgrâce qui espère sauver la face, un animateur télé people qui veut se faire un nom. Voici l'histoire de la rencontre historique qui a captivé toute une nation et a changé deux hommes à jamais. En recréant non seulement les interviews diffusées à la télévision, mais aussi les semaines qui les ont précédées, les manoeuvres et les négociations entre les deux hommes et leurs camps respectifs, le film explore les coulisses du face-à-face qui s'est joué sous les yeux de la nation américaine.
David Frost
«Seul l'un d'entre nous peut gagner.»
Richard Nixon
«Comptez sur moi pour être votre plus féroce adversaire. Je vous attaquerai avec tout ce que je pourrai. Car seul l'un de nous deux peut se retrouver sous les projecteurs. Pour l'autre, ce sera le désert, avec pour seule compagnie ces voix qui résonnent dans nos têtes...»
Des interviews à la pièce de théâtre
Intéressé depuis longtemps par l'aspect humain de personnalités mondialement célèbres telles que la reine Elizabeth II, Idi Amin Dada ou Henry VIII, Peter Morgan a souhaité faire des recherches à la fois sur Nixon, l'ancien Président, et sur l'un de ses plus grands - et plus inattendus - adversaires : David Frost, le play-boy du petit écran britannique dont toute la crédibilité et la carrière reposaient sur cette unique chance d'arracher une confession à Nixon. Peter Morgan a été intrigué par les contrastes entre les deux hommes, et s'est vite convaincu que leur histoire se prêtait parfaitement à une pièce de théâtre. Il explique : «J'avais le sentiment que je pourrais montrer les interviews comme un combat de gladiateurs dont les seules armes seraient les mots et les idées»/«Au cours de mes recherches, j'ai vite vu se dessiner deux camps qui se préparaient comme le font deux adversaires avant une rencontre d'échecs ou un match de boxe : en élaborant une stratégie. Je me suis dit qu'il était possible d'écrire les scènes d'interviews en utilisant les vrais mots, mais en les agençant de telle sorte qu'elles construisent un cheminement, avec les hauts et les bas d'un affrontement d'une exceptionnelle intensité.» En étudiant leur comportement en société et leurs relations aux autres, Peter Morgan a découvert un élément précieux pour lui en tant que dramaturge : chacun des deux hommes était fondamentalement l'opposé de l'autre. «Quand on distingue Nixon l'être humain de Nixon le politicien, on ne peut s'empêcher d'être ému par un homme qui trouvait la vie si dure au plan de la communication et de l'amitié. En face, il y avait Frost, qui trouvait la vie facile, au moins sur le plan social, qui avait un talent naturel pour communiquer avec les autres, se faire des amis, se faire accepter et aimer. Nixon était tout sauf cela : il se méfiait de tout le monde, c'était un homme blessé, qui n'avait sans doute pas beaucoup d'amis proches et n'était pas heureux dans son couple. C'était finalement un homme très seul.»
Peter Morgan a eu de longues conversations avec beaucoup de ceux qui avaient gravité autour des interviews originales, dont David Frost lui-même et plusieurs autres personnes que l'on retrouvait dans sa pièce.Dans un entretien accordé à Gareth McLean pour le Guardian en août 2006, il précisait : «Tous ceux à qui j'ai parlé m'ont donné leur propre version de l'histoire. Même celles des gens qui étaient présents dans la salle pendant les interviews différaient. Il n'y a pas une vérité unique sur ce qui s'est passé hors caméra ou en coulisses pendant la période que couvre cette histoire. Je me suis donc senti tout à fait à l'aise pour faire appel à mon imagination.»
Le rôle de la télévision
Un des thèmes récurrents de la pièce développée par Peter Morgan est l'influence grandissante de la télévision et sa responsabilité dans la formation de l'opinion publique. La question reste aussi pertinente aujourd'hui qu'elle l'était après le Watergate, lorsque les interviews Frost-Nixon furent enregistrées. En examinant les deux camps qui entouraient Frost et Nixon avant les fameuses interviews, le dramaturge a poussé plus loin ses recherches en s'intéressant à la manière dont le petit écran, nouveau média à l'époque, a façonné les personnalités publiques des deux hommes. Ce qu'il a découvert était très enrichissant : les deux hommes ont cherché à manipuler la télévision qui, en retour, leur a dicté sa loi.
Si la télévision a été à plusieurs reprises une ennemie pour Nixon au cours de sa carrière, elle fut aussi une alliée précieuse dans son accession au pouvoir. En septembre 1952, il l'utilise avec une maîtrise remarquable lors de son «Checkers Speech», un discours destiné à émouvoir l'opinion publique au moment où il est accusé d'avoir été financé par une caisse noire - ce scandale menace sa candidature à la vice-présidence de Dwight Eisenhower. Il y apparaît comme un homme austère qui a son franc-parler, un solide produit de son éducation quaker. À la demande d'Eisenhower, en mars 1954, celui qui est devenu vice-président utilise brillamment la télévision au cours de son discours contre Joseph McCarthy qui, s'en étant pris à l'armée tout entière dans sa croisade anti-communiste, met en péril les fondements mêmes de la société politique américaine. Nixon contribue alors à montrer à 20 millions de téléspectateurs combien peut être odieux cet homme que certains considéraient jusque-là comme au-dessus de tout soupçon.
Pourtant, la télévision ne restera pas toujours l'alliée de Nixon. Les débats présidentiels télévisés de 1960 entre lui et Kennedy marquent le début d'une nouvelle ère : désormais, des experts décortiquent et analysent fiévreusement le message que tentent de faire passer les hommes politiques. À l'image, Nixon transpire abondamment, son maquillage coule, il semble battu à plates coutures par le fringant JFK qui lui, reste calme et concentré. Les candidats ne sont plus seulement jugés sur leur expérience et leurs capacités pour le poste, mais sur leur télégénie...
David Frost entame sa carrière à la télévision comme comédien. À la fin des années 60, il anime «The Frost Programme» sur la chaîne britannique ITV. L'émission est un précurseur de ces shows d'«interrogatoires télévisés» qui deviendront par la suite un genre à part entière, dans le cadre de programmes d'actualités ou de téléréalité. C'est aussi un changement majeur pour l'ancien comédien : pour la première fois, on le prend au sérieux en tant qu'interviewer. Pourtant, assez vite, l'attrait de la gloire l'amène en Amérique et au monde du divertissement. De 1969 à 1972, il anime «The David Frost Show», un talk-show dont les invités sont des célébrités allant de Richard Burton aux Rolling Stones. Puis l'émission est supprimée, et Frost ne réussit pas à trouver une autre chaîne américaine prête à l'engager. Il anime quelque temps un talk-show en Australie, invitant là encore des stars populaires, mais très vite, il aspire à revenir sur les ondes aux États-Unis et à être considéré comme un interviewer sérieux. Lorsque lui vient l'idée d'interviewer Richard Nixon, il a du mal à convaincre qu'il est l'homme de la situation. Ironiquement, c'est justement sa réputation de journaliste «léger» qui conduira Nixon à accepter de se prêter à la série d'interviews. Selon l'écrivain James Reston, «la série d'interviews Frost/Nixon reste l'émission sur les affaires publiques la plus regardée de toute l'histoire de la télévision». Elle attira en effet plus de 45 millions de téléspectateurs, et marqua la dernière apparition majeure de Richard Nixon à la télévision avant sa mort, en avril 1994.
Porter la pièce à l'écran
La pièce de Peter Morgan, «Frost/Nixon», a été jouée pour la première fois au théâtre Donmar Warehouse à Londres le 10 août 2006, dans une mise en scène de Michael Grandage.Les deux rôles principaux de la pièce étaient tenus par Frank Langella et Michael Sheen. Les deux hommes ont créé leurs rôles pour les débuts de la pièce dans le West End londonien, puis les ont repris à Broadway. Les deux acteurs sont devenus intimes de leurs personnages, connaissant sur le bout des doigts les poses et les particularités des hommes qu'ils incarnaient.
L'aval du véritable David Frost était de la plus haute importance pour le projet, il désirait vraiment que la pièce ne soit pas une copie conforme des événements réels, mais un récit raconté avec impartialité. Il se souvient : «La première fois que j'ai vu Michael Sheen m'interpréter sur scène, j'ai éprouvé une impression bizarre pendant une vingtaine de minutes. C'est un sentiment étrange de voir quelqu'un vous jouer ! Puis j'ai commencé à me laisser happer par l'histoire et à regarder ce personnage non plus comme moi, mais comme le protagoniste d'une passionnante confrontation. Je m'intéressais dès lors au contenu, et je voulais être sûr qu'il avait été retranscrit fidèlement.» Le voyage pour adapter la pièce au cinéma a débuté lorsque deux américains se sont rendus dans le West End pour voir «Frost/Nixon» au théâtre. Peter Morgan raconte : «Tout a commencé lors de la deuxième représentation à Londres, quand un réalisateur et un producteur ont vu la pièce et m'ont appelé juste après. À partir de là, l'intérêt pour la pièce n'a cessé de croître, tout le monde semblait certain qu'elle allait devenir un film. «Pour ma part, je pensais qu'on n'arriverait jamais à en faire un scénario. Des scripts, j'en avais écrit moi-même, et j'avais fait de mon mieux pour écrire cette pièce de telle manière qu'on ne puisse pas en faire un scénario. J'avais conçu des choses si adaptées au théâtre que cela condamnait la pièce à une vie sur scène. C'est du moins ce que je pensais...»
Les deux cinéastes qui ont proposé à Peter Morgan d'adapter sa pièce étaient Ron Howard et Brian Grazer associés à Tim Bevan et Eric Fellner. Ron Howard raconte : «Nous étions tous les quatre impressionnés par cette histoire qui reposait totalement sur l'intensité du conflit entre deux hommes. «C'était un duel entre deux esprits, un combat dont seul l'un des deux pouvait sortir vainqueur.» Tandis que se déroulaient les discussions entre le dramaturge et les cinéastes, la pièce, après avoir été plébiscitée à Londres, se transportait à Broadway, au Bernard B. Jacobs Theatre, où le public américain la découvrit à partir d'avril 2007. Là encore, elle connut un succès immédiat, les représentations faisaient salle comble. Michael Grandage fut nommé au Tony Award et au Drama Desk Award pour la mise en scène. «Frost/Nixon» fut citée au Tony et au Drama Desk de la meilleure pièce. Frank Langella remporta le Tony et le Drama Desk du meilleur comédien. Michael Sheen fut lui aussi salué pour sa prestation : il fut entre autres nommé au Distinguished Performance Award par la Drama League.
Tandis que sa pièce connaissait un grand succès au théâtre, Peter Morgan commença à revisiter le monde de Frost et de Nixon pour le scénario qu'Imagine et Working Title lui avaient commandé. Il raconte : «Pour la pièce, je m'étais rendu à Washington et j'avais rencontré Jim Reston et Bob Zelnick. J'avais aussi vu Kissinger. Tout cela était très «côte Est» ! Pour le scénario, il a fallu que je voyage davantage. Je n'étais jamais allé sur les lieux de la côte Ouest où s'était déroulée la véritable histoire. Orange County, la Californie.... Je n'étais jamais allé au Nixon Museum, ni à la Nixon Library ou à la Nixon Foundation. Je n'avais pas vu cet hélicoptère, je n'avais pas rencontré les gens qui avaient travaillé pour le chef de l'Etat. Je n'étais pas allé à Orange County, haut lieu républicain, ni à San Clemente. Tout cela était très excitant, et j'ai tout fait en compagnie de Ron Howard, qui s'est énormément impliqué dans le projet à partir du moment où il a décidé de faire le film.» Ron Howard commente : «Ce que Peter Morgan nous a donné, d'abord dans sa pièce puis à travers son scénario, est remarquablement dense et d'une grande profondeur. C'est drôle, c'est intelligent, mais surtout, c'est intense et riche de suspense.»
Les représentations de «Frost/Nixon» à Broadway sont arrivées à leur terme le 19 août 2007, quatre mois environ après la première new-yorkaise. Cinq jours plus tard, le tournage du film commençait...
Les acteurs
Pour les producteurs et le réalisateur, il ne faisait aucun doute que Frank Langella et Michael Sheen devaient rester Richard Nixon et David Frost pour la version cinéma. Ron Howard explique : «Michael et Frank habitaient leur rôle, il était impossible d'imaginer deux autres comédiens qui puissent apporter le genre de recherche, de préparation, et la même alchimie que celle qu'ils partageaient. Pendant presque deux ans, ils avaient été Frost et Nixon...» .
Frank Langella voulait que son interprétation ne soit pas une imitation de Nixon, mais le portrait fidèle d'un homme. Il explique : «J'étais déterminé à ne pas imiter Nixon. J'ai cherché chez lui ce que je cherche chez tous les personnages que je joue : son âme, son coeur, son esprit. On ne peut pas jouer «un politicien», «un musicien» ou «un tueur en série», on ne joue pas un titre ou une dénomination, mais un être humain. Chacun d'entre nous a une âme, un coeur et un esprit. «Le rôle m'a attiré parce que Richard Nixon est sans doute le personnage le plus fascinant que j'ai eu le privilège d'incarner. Cet homme et ses démons intérieurs m'obsédaient. J'ai aimé que ce ne soit pas un Monsieur-tout-le-monde - comme d'ailleurs tous les politiciens de cette époque. Ils étaient irascibles, ils avaient une drôle d'allure, ils étaient assez bizarres dans le fond et révélaient bien plus de leurs particularités et de leurs manies que ne le font les hommes politique de nos jours.» Brian Grazer observe : «Il y avait quelque chose d'étrange dans la manière dont Nixon reprenait vie à travers l'incarnation de Frank Langella. De la vibration omniprésente de sa voix au bref sourire qu'il avait parfois, c'était fascinant de voir ce dont Frank était capable. Avec un autre comédien, le rôle aurait pu facilement tourner à la mauvaise caricature. Quand vous regardez Frank, l'acteur s'efface et vous n'avez plus sous les yeux qu'un homme en proie aux doutes et aux conflits intérieurs, un homme déchu.» David Frost observe : «Frank Langella ne ressemble pas physiquement à Nixon, mais quand on le regarde, on perçoit Nixon. Frank transcende l'authenticité : d'une certaine manière, il est plus vrai que nature.»
Comme pour Frank Langella, la transition n'a pas été simple pour Michael Sheen. «En passant au cinéma, j'ai fait une sorte d'étude comportementale et je me suis finalement trouvé encore plus à l'aise dans la peau de David Frost. J'ai vécu avec ce personnage pendant plus d'un an, et fondamentalement, la façon dont je le voyais n'a pas changé en passant d'un média à l'autre. Il a cependant fallu que je me montre spécifique en fonction du public. Au théâtre, vous jouez pour le public qui est dans la salle ; au cinéma, vous jouez pour la caméra. La grande différence, c'est que sur scène, vous êtes obligé de faire semblant d'être dans un avion, ou d'être à la Maison Blanche. Quand vous faites un film, vous y êtes vraiment. «Jouer quelqu'un qui existe dans la vie s'assortit de deux responsabilités. La première est celle que vous avez avec n'importe lequel des personnages que vous interprétez : la fidélité envers l'auteur, envers l'histoire. La deuxième est votre responsabilité envers celui que vous incarnez. Certains éléments de la personne réelle vous seront plus utiles pour raconter l'histoire que d'autres. Si j'avais représenté Frost comme quelqu'un de trop compétent, cela aurait anéanti la tension et le suspense de ce qui allait se passer lors des entretiens. Inévitablement, vous devez renforcer certains aspects avec lesquels la vraie personne ne sera pas forcément d'accord.» Michael Sheen raconte : «Tout ceci a été une formidable aventure. Presque tous les jours, pendant dix-huit mois, nous avons raconté cette histoire ensemble Frank Langella et moi. Elle nous a chaque fois paru neuve, jamais usée, quel que soit l'environnement autour de nous - la scène ou la caméra. L'étincelle était toujours là. Nous y répondions, et nous réagissions l'un à l'autre. Une telle alchimie est quelque chose de rare et de précieux.»
Filmer le monde de «Frost/Nixon»
Transposer une oeuvre théâtrale sur grand écran est plus difficile encore lorsqu'il s'agit d'une histoire qui s'est déroulée dans le passé. Cependant, le contexte historique a permis au réalisateur, au directeur photo et aux décorateurs d'intégrer au film une réalité qui n'existait pas dans la pièce. En choisissant de tourner dans plusieurs lieux différents, Ron Howard et son équipe ont transporté l'histoire de Peter Morgan à travers les continents. Ron Howard commente : «S'ouvrir aux espaces et aux différents lieux a permis d'apporter plus de vie. Nous nous sommes efforcés d'être le plus authentiques possible en recréant cette période. Michael Corenblith, le chef décorateur, et Daniel Orlandi, le chef costumier, ont fait très attention dans leurs choix pour que rien ne tourne à la parodie. Nous avons même été obligés d'atténuer certaines des choses que nous avons trouvées en faisant nos recherches parce que sinon, elles auraient pu paraître caricaturales - même s'il ne s'agissait que de la pure vérité !»
Le département décoration a dû créer concrètement ce que la pièce n'avait fait souvent que suggérer. Dans l'oeuvre théâtrale, les interviews entre Frost et Nixon se déroulaient sur une scène presque nue, avec deux chaises et une ou deux caméras de télévision. Des gros plans des deux hommes étaient projetés sur un écran géant. Mais ce qui était crédible au théâtre ne l'est plus au cinéma. Le chef décorateur, Michael Corenblith, explique : «Comme nous allons inévitablement être comparés aux vraies interviews télévisées, nous nous sommes donné beaucoup de mal pour que les gens qui les ont vues en 1977 retrouvent le plus de choses possible. Nous avons recrée le moindre accessoire de décor qui se trouvait dans la pièce où s'est déroulée l'interview.» Les costumes recelaient aussi leur lot de difficultés. Habiller 100 figurants en haute couture d'époque a été une mission d'ampleur pour Daniel Orlandi et son équipe. Le chef costumier explique : «Nous avons habillé toutes sortes de gens, depuis l'élite installée de Hollywood aux jeunes stars montantes... et même deux prostituées de haut vol. Sans oublier David Frost, bien sûr, avec son superbe smoking, et Caroline Cushing à son bras, dans une robe de jersey inspirée par les créations de chez Halston.»
Pour la plupart des scènes, le directeur de la photo Sal Totino a choisi un travail de caméra très mobile, donnant ainsi l'impression générale d'un documentaire. «Je me suis appuyé sur de petits détails qui aident à construire la dimension dramatique et j'ai filmé avec des focales plus longues, ce qui renforce le sentiment d'intimité.»
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Equipe Artistique

David Frost Michael Sheen Richard Nixon Frank Langella Jack Brennan Kevin Bacon Caroline Rebecca Hall Swifty Lazar Toby Jones John Birt Matthew Macfadyen Bob Zelnick Oliver Platt James Reston Sam Rockwell Frank Gannon Andy Milder Diane Sawyer Kate Jennings Grant Ken Khachigian Gabriel Jarret Raymond Price Jim Meskimen Pat Nixon Patty Mccormack Dans son propre rôle Patrick Terall Le pilote Lieutenant Colonel Gene Boyer Manny Alpert Gregory Alpert TechniqueRéalisateur Ron Howard Producteurs Tim Bevan Eric Fellner Brian Grazer Ron Howard Scénariste, d'après sa pièce «Frost/Nixon» Peter Morgan Producteurs exécutifs Peter Morgan Matthew Byam Shaw Debra Hayward Liza Chasin Karen Kehela Sherwood David Bernardi Todd Hallowell Directeur de la photographie Salvatore Totino Chefs monteurs Mike Hill, ACE Dan Hanley, ACE Chef décorateur Michael Corenblith Chef costumier Daniel Orlandi Compositeur Hans Zimmer Réalisateur 2e équipe Tod Hallowell Distribution des rôles Jane Jenkins, CSA Janet Hirshenson, CSA
































